En combattant la cécité l’OPC réduit la pauvreté
des communautés les plus négligées

Le fléau mondial de la déficience visuelle

(source : IAPB Atlas, 2017)

1,1 MILLIARD DE PERSONNES SOUFFRE D’UNE DÉFICIENCE VISUELLE LIÉE A LA PRESBYTIE PAR MANQUE DE LUNETTES CORRECTIVES

253 MILLIONS DE PERSONNES SONT MYOPES

36 MILLIONS
DE PERSONNES SONT AVEUGLES

COMMENT NOUS APPRÉHENDONS LA CÉCITÉ ET LA DÉFICIENCE VISUELLE

Programme de Soins Oculaires Complets et Universels

Grâce au programme de soins ophtalmologiques complets et universels (SOCU), l’OPC associe des examens oculaires complets [séries de tests de qualité et d’examens réalisés avec un patient ayant un problème de vision] et des services ophtalmologiques complets [promotion de la santé oculaire, prévention, diagnostic et traitement et la réadaptation des personnes atteintes de cécité irréversible et de basse vision] dans le système de santé existant. Pour cela, nous :

 

► Formons le personnel de santé aux différents niveaux du système de santé
► Améliorons le système de référence
► Réhabilitons les infrastructures existantes
► Installons des mécanismes qui garantissent la qualité et la durabilité
► Mettons l’accent sur la prévention par l’éducation et la sensibilisation

 

Grâce à ce programme, les patients peuvent bénéficier d’examens de la vue, de lunettes et de chirurgies adéquates, y compris la cataracte, à un coût abordable. Les professionnels de la santé bénéficient d’un meilleur environnement de travail et sont plus susceptibles de conserver leur poste et de faire carrière.

Aidez l’OPC à sortir des millions de personnes de la pauvreté par l’amélioration de leur vision en Afrique Francophone

Programme des maladies tropicales négligées

Le programme des maladies tropicales négligées (MTN) de l’OPC comporte plusieurs facettes selon la maladie. Pour toutes les MTN, les projets consistent à aider les pays partenaires à cartographier la maladie, à accéder aux médicaments, à former les distributeurs communautaires de médicaments, à distribuer des médicaments et à suivre et évaluer les performances et l’impact des programmes. Pour lutter contre le trachome, le programme de l’OPC prévoit également de former les infirmiers spécialisés en ophtalmologie à des interventions chirurgicales standardisées et de planifier, de collaborer avec les acteurs locaux pour sensibiliser les communautés locales à l’hygiène personnelle et générale et d’améliorer les conditions environnementales. Ainsi, les populations reçoivent les traitements dont ils ont besoin pour arrêter la transmission de la maladie et les chirurgies afin de préserver leur vision d’une cécité irréversible.

L’impact de l’OPC se poursuit longtemps après la fin d’un projet suivi pendant 2 à 3 ans. La formation ophtalmologique et les connaissances partagées, les systèmes de santé renforcés et les centres chirurgicaux équipés continuent de servir et de bénéficier à des milliers de personnes de plus chaque année. Nous sommes fiers qu’au-delà de notre impact direct, les résultats de nos projets continuent de croître durablement sous la responsabilité des ministères de la santé.

48,000,000

Traitement fournis pour 5 MTNs sur une période de 10 ans

680000
consultations ophtalmologiques
18
Centres chirurgicaux équipés et pérennisés
66
CENTRES DE SANTÉ ÉQUIPÉS ET PÉRENNISÉS
144000
chirurgies réalisées

Programme MTN : Traitements dispensés à 7 millions de personnes entre 2007 et 2017

  • Trachome (8,021,090 traitements)
  • Onchocercose (29,802,730 traitements)
  • Filariose Lymphatique (6,121,646 traitements)
  • Schistosomiases (2,246,018 traitements)
  • Géohelminthiases (1,425,622 traitements)

2017 : IMPACT DE L’OPC EN QUELQUES CHIFFRES

19
millions de personnes ont bénéficié des programmes soutenus par l’OPC
5
millions de personnes ont reçu des traitements antibiotiques pour lutter contre le trachome au Tchad et en République Centrafricaine
10000
chirurgies de la cataracte ont été opérées au Cameroun, en Guinée, au Mali et au Niger avec une acuité visuelle postopératoire supérieure à 3/10 dans 92% des cas
65000
consultations ophtalmologiques tenues en Guinée, au Mali et au Niger
5
millions de personnes ont reçu des traitements contre l’onchocercose et la filariose lymphatique au Congo et au Tchad
4
millions d’écoliers ont reçu des traitements contre les schistosomiases et les géohelminthiases au Congo et au Tchad
8000
complications du trachome ont été opérées au Tchad
7
programmes nationaux de santé oculaire ont mis en œuvre des activités soutenues par l’OPC
  • Unités chirurgicales
  • Réseau
L’OPC a l’intention d’étendre son programme CEC au Bénin et au Tchad, ce qui portera le nombre total de centres de santé durables à 85, dont 22 offriront une chirurgie oculaire de qualité et abordable. Aidez-nous à préserver la vue de millions de personnes.

Je m'appelle Habibé Tom et je suis la petite sœur de Hassan. Avant d'être opérée, je souffrais tous les jours de mes yeux qui me grattaient et, à cause de la maladie, j'avais honte vis-à-vis de mes amis. Dans ma famille, nous ne comprenions pas ce qui nous arrivait, car nous vivons dans le même lot avec nos voisins. Nous avons essayé un traitement traditionnel mais en vain. Maintenant je suis heureuse d’être guérie. Je remercie l'équipe qui est venue nous opérer dans notre village.

Je m’appelle Nadjerom Konaye, j’ai 32 ans, je suis étudiant et je vis à N'Djamena. Je suis actuellement à Foulounga dans la région de Salamat dans le cadre des enquêtes d’impact de prévalence du trachome post-distribution d’antibiotique. Mon intervention dans la lutte contre le trachome a commencé lorsque le Programme National de Lutte contre la Cécité m'a invité en 2014 à suivre une formation pour devenir opérateur de saisie de données d’enquêtes épidémiologiques sur mobile. J'ai passé le test et la première enquête a commencé à Mayo Kebbi-Est (Sud-ouest du Tchad). Par la suite, j'ai participé au Global Trachoma Mapping Project pour les régions du Nord - Borkou, Ennedi et Tibesti - et enfin au Moyen-Chari

Je m'appelle Karim Daouro, j'ai 55 ans et je vis à N'Djamena. Je suis actuellement à Bitkine, dans la région du Guéra, pour mettre en œuvre les enquêtes de prévalence du trachome se focalisant uniquement sur la composante chirurgicale (enquête TT Only). En tant qu’enquêteur, ma mission est de connaître la prévalence du trichiasis trachomateux dans les zones où l'enquête est mise en œuvre afin de mieux dimensionner les interventions. C'est une chose importante, car le trachome est une maladie cécitante à éliminer d'ici 2020.

Je m'appelle Haroun Tom. J'ai 40 ans et j'ai été opéré de l'œil droit la semaine dernière. J'ai souffert pendant 10 ans car je ressentais un picotement qui était assez désagréable. Je ne savais pas qu'il existait un traitement pour se débarrasser de cette maladie. Jusqu'à la semaine dernière, j'étais gêné de vaquer à mes activités dans les champs et dans la vie de tous les jours. Aujourd’hui, tout va bien !

Je m'appelle Halimé Abdelkerim et j'ai 37 ans. Je suis de Haloua (région de Guera, sud du Tchad). Les yeux ont commencé à me picoter et gratter il y a 7 ans. Il m'était difficile de préparer la boule (pâte à base de millet) pour mes enfants et mon mari. D’abord, j'ai eu peur d'être opérée, j’hésitais. Mais comme mon mari prévoyait de le faire, il m'a conseillé de le faire aussi et nous sommes venus ensemble. Depuis la semaine dernière, je suis à nouveau capable de réaliser les tâches domestiques, telles que le tri du millet ou de l'arachide et de m’occuper de mes enfants. Je suis de nouveau heureuse !

Je m'appelle Acil Tom. J'ai 30 ans et je suis le petit frère de Haroun et Habibé. J'ai moi aussi cette maladie. Au début, je pensais à une malédiction familiale et qu’on deviendrait tous aveugles. Nous ne pouvions pas travailler autant qu’avant (sans symptômes de trachome). Comme nous vivons dans un village très éloigné, loin de tout centre de santé, une équipe médicale est venue nous opérer et nous en sommes très heureux. Maintenant, je sais que le trachome est une maladie curable et je tiens à remercier l'équipe qui nous a donné une nouvelle chance en permettant à notre famille de retourner dans les champs et de récolter le produit de notre travail.

Je m'appelle Abou Kadri Ahmat. J'ai 45 ans et je viens du village d'Am Sinene (à 5 km d'Am Timan, dans le sud du Tchad), où je suis cultivateur. Cela fait plus de 5 ans que mes deux yeux sont douloureux et irrités. L’œil droit est le pire des deux. Dans ma famille, personne n'a le même problème. Cette maladie m'empêche de travailler correctement sur le terrain. Les agents de santé m'ont dit que je souffrais de trichiasis trachomateux, c'est pourquoi ils m'ont offert l’opération chirurgicale sur les deux yeux. Comme ils m'ont assuré que la douleur va disparaître, j'ai accepté la chirurgie.

Je m'appelle Halimé Brahim, j'ai 38 ans et je suis membre de cette famille. Les chirurgiens ont opéré mes deux yeux. Avant, je pensais qu'il n'y avait rien à faire et que forcément je deviendrai aveugle. J'étais sans espoir. Depuis la semaine dernière, vous pouvez constater que toute ma famille a de nouveau le sourire. Je n’ai plus mal et je remercie tous ceux grâce à qui cela a été possible.

Je m'appelle Idriss Gebal Ali. J'ai 60 ans et je vis dans le village d'Am Tchioko dans la région du Ouaddaï. J'ai eu les premiers symptômes du trachome sur mon œil gauche il y a quatre ans. Mes yeux présentaient des démangeaisons inconfortables et larmoyaient. Au marché, j'ai été informé par un relais communautaire qu'une campagne de chirurgie du trichiasis était en cours. Le relais m'a amené au centre de santé. Ensuite, j'ai été opéré en avril 2017. Je n'ai souffert d'aucune complication ou récidive après l'opération. Mon frère a également été opéré de son œil droit. Il a également obtenu de bons résultats après l'opération. Ma femme souffre du trachome et je l'accompagnerai au centre de santé pour qu’elle se fasse opérer aussi.